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Histoire du Canard enchaîné

Le Canard enchaîné est un hebdomadaire satirique français, paraissant le mercredi, fondé en septembre 1915. Il est le plus ancien journal satirique français encore actif.

Le Canard enchaîné a été fondé deux fois : une première le 10 septembre 1915, par Maurice et Jeanne Maréchal, aidés par H.-P. Gassier, en riposte à la censure de guerre. Probablement en raison de problèmes financiers, Le Canard cesse de paraître après le cinquième numéro. Il renaît finalement le en riposte à la censure de la presse, à la propagande officielle et au bourrage de crâne des bellicistes de l’Union sacrée imposés par la guerre et ses difficultés. Il est, en pleine guerre mondiale, un des exemples les plus significatifs de l’exercice de la libre-pensée.

Contrairement à une légende tenace, il n’est pas un journal composé par des poilus, un journal des tranchées, comme Le Crapouillot de Jean Galtier-Boissière : en effet, ses deux cofondateurs, Maurice Maréchal, le rédacteur, et H.-P. Gassier, le dessinateur, étaient dispensés du service militaire pendant la Première Guerre mondiale pour raisons médicales. Il ne démarrera vraiment que le , après l’échec d’un lancement prématuré, et s’annonce comme « vivant, propre et libre ». Il paraît alors le mercredi de chaque semaine jusqu’à la fin de la guerre. D’autres journaux satiriques parurent en France au commencement du conflit : par exemple, Le Mot et La Baïonnette : l’apparition du Canard enchaîné s’inscrit donc dans un mouvement d’ensemble.

Il va s’attaquer « à la guerre, à la censure, aux politiciens, aux affairistes, aux curés, au pouvoir, à la guillotine » ainsi qu’au bellicisme outrageant des héros de l’arrière (académiciens, éditorialistes de la grande presse) qui se battent avec le sang des autres. L’arme choisie par le journal est le « rire ». L’esprit Canard est fait de non-conformisme, d’antiparisianisme, de pacifisme, d’anticléricalisme et d’antimilitarisme, et donc d’un anarchisme ou plus généralement du courant libertaire.

C’est la seule arme utilisable face à la censure militaire et politique avec laquelle le journal poursuit un combat homérique et rusé, illustré d’épisodes désopilants. Certaines fois, les pages du journal sont littéralement trouées de blancs. Pour échapper à Anastasie (personnage qui symbolise la censure) les journalistes utilisent un langage codé : antiphrases, démentis qui valent confirmations, phrases à l’envers, etc, bref tout un arsenal qui fait du lecteur un initié, presque un complice.

Il s’engage d’ailleurs dès sa première édition à ne publier que des informations rigoureusement fausses. Bien qu’il ne soit pas un « journal de tranchées », il a du succès dans les tranchées… (quand il n’y est pas interdit).

Deux officiers, Nusillard et Gauthier, sont affectés au contrôle des articles pendant toute la guerre et jusqu’en 1919.

Au total, la majorité des articles censurés ne traitent pas de sujets militaires.

Il est pour les Poilus, un rire vengeur et consolateur, le journal des PCDF : au choix « les pauvres cons du front », « les pauvres combattants du front », « les pauvres cons de Français », « les pauvres contribuables de France ».

Lors de son lancement, une profonde communauté d’esprit existait entre Le Canard et le monde du cabaret, de la revue et du chant humoristique ou satirique « montmartrois » (de Montmartre) ainsi que du folklore de la République du Croissant.

Il était autorisé par les Allemands dans les camps de prisonniers français.

Des plumes comme Anatole France, Jean Galtier-Boissière, Paul Vaillant-Couturier online football kits, Henri Béraud, Raymond Radiguet, Tristan Bernard, Jean Cocteau, Pierre Mac Orlan, Lucien Descaves ou Roland Dorgelès y collaborent, ainsi que des dessinateurs aussi célèbres que Lucien Laforge et Henri-Paul Deyvaux-Gassier.

Pacifiste (quasiment « pro-munichois » en 1938), cultivant un antimilitarisme allié d’un anticléricalisme de bon aloi, Le Canard a quelques difficultés (notamment financières) à se reconvertir dans la paix, après l’armistice de 1918. Il se développe néanmoins jusqu’à atteindre 250 000 exemplaires de tirage lors du Front populaire qu’il soutient néanmoins en dénonçant la montée des régimes totalitaires phone running belt.

L’entre-deux-guerres est une période de déceptions et d’illusions. Apparaît, à travers Le Canard, la décomposition du régime, miné par les scandales, notamment le suicide de Stavisky, à la suite de l’affaire Stavisky (une des plus célèbres manchettes : « Stavisky s’est suicidé d’une balle qui lui a été tirée à bout portant »), puis la montée de la guerre.

En 1936, Léon Blum se prononce pour la non-intervention en Espagne. Sur cette décision, à l’instar de la gauche française, les journalistes du Canard comme Pierre Bénard, ou Jean Galtier-Boissière expriment des opinions divergentes.

L’ironie du journal se déchaîne et devient souvent pamphlétaire avec la plume féroce des Henri Jeanson, Jules Rivet ou Alfred Modeste-Dieu.

Ses journalistes sont volontiers satiristes, mais certains sont plus polémistes, tels Victor Snell et plus tard Pierre Scize ou Morvan Lebesque.

Le journal se heurte au retour de la censure. Il est l’un des rares journaux à se saborder, tels L’Intransigeant et Le Populaire, pendant l’Occupation en 1940 (le ), refusant toute collaboration. Mais plusieurs de ses journalistes se recyclent dans la presse collaborationniste comme André Guérin, rédacteur en chef de L’Œuvre de Marcel Déat où il côtoie Auguste Nardy tandis que Pedro dessine à Je suis partout et Jules Rivet collabore au journal Le Petit Parisien de Gabriel Jeantet.

Il reparaît le . (« Pour les Français, la guerre sera finie quand ils pourront lire le Canard enchaîné… » affirme Pierre Brossolette à Jean-Pierre Melville, repris par Luc Jardy, personnage interprété par Paul Meurisse dans le film L’Armée des ombres). Son premier numéro eut un succès sans précédent.

Maurice Maréchal est décédé en 1942.

Son épouse, Jeanne Maréchal, reprend la direction de l’hebdomadaire avec : Ernest Reynaud, Gabriel Macé, Roger Fressoz, Yvan Audouard, l’ancien socialiste national breton Morvan Lebesque, et les dessinateurs : Lap, Escaro, Cabrol, Moisan.

Alors que sa diffusion avait atteint 250 000 exemplaires en 1936, Jeanne Maréchal la fait passer à 500 000 exemplaires en 1947 avant qu’il ne connaisse une crise dans les années 1950 et ne retrouve le seuil des 100 000 exemplaires qu’en 1954.

Lors de la guerre d’Algérie, le Canard s’oriente vers le journalisme d’investigation, jusqu’à devenir une référence en la matière vers le milieu des années soixante sous l’impulsion de Roger Fressoz et Jean Clémentin. Le journal n’a pas les moyens d’entretenir un correspondant permanent sur place, mais dispose de deux sources d’informations : des militaires du contingent qui le renseignent directement et les sources militaires, politiques et administratives en métropole. Les autorités, en particulier, cherchent à identifier le ou les rédacteurs des carnets de route de l’ami Bidasse. Cette rubrique dépeint sans rien cacher depuis août 1956 le quotidien de soldats engagés dans la guerre. Dans son numéro du 6 mai 1959, le journal prend plaisir à relater les investigations du service psychologique de la Xe région militaire. Les officiers chargés des recherches classent les suspects en tant que « BE » (« bidasse éventuel ») exercise waist pouch, ou « BP » (« bidasse probable »).

La ligne éditoriale du journal s’oriente vers la dénonciation de tous les extrêmes. Le Canard est favorable à une Algérie indépendante (il soutiendra même de Gaulle à chaque fois que celui-ci fait un pas vers l’indépendance), et n’hésite pas à s’en prendre aux grands propriétaires terriens, à ces « grands colons » qui connaissent une grande prospérité dans l’Algérie coloniale. Cependant, à partir de divers témoignages reçus à la rédaction, il organise dans ses colonnes des débats fictifs où chacun, quelle que soit sa position, a sa place. De même, « La rédaction prise dans son ensemble éprouvait une grande résistance pour la résistance algérienne ». Le journal prend ainsi ses distances avec des initiatives telles que le Manifeste des 121.

Cette indépendance ne garantit cependant pas au journal une protection vis-à-vis des pressions venant du gouvernement. Il doit user alors de subterfuges. C’est ainsi qu’en mars 1958, il contourne malicieusement les entraves administratives à sa liberté éditoriale. Au début de ce mois, le gouvernement de Félix Gaillard, sous la pression de Jean Dides, faisait saisir deux hebdomadaires : France Observateur, pour un article d’André Philip sur le bombardement par l’aviation française du village tunisien de Sakiet, et L’Express, pour un article de Jean-Paul Sartre sur la torture (à propos du livre d’Henri Alleg, la Question). Les deux journaux durent, pour reparaître, éliminer ces deux articles. Le Canard les publie sous forme de photocopie aux caractères minuscules, mais lisibles. Les deux articles sont simplement rayés d’une croix et précédés d’un chapeau qui avait l’air de désapprouver.

Cette politique habile lui permet de ne connaître que deux saisies administratives avant le 13 mai 1958. Robert Lacoste, proconsul à Alger, explique les raisons de cette clémence : « Je ne veux pas passer pour un con ». Cependant, les numéros du 13 au 30 juillet 1958 sont saisis, de même que ceux parus du 27 août et du 10 septembre.

Cette orientation nouvelle permet au journal de voir sa diffusion atteindre 300 000 exemplaires en 1962.

Le journal s’étoffe et augmente sa pagination à partir des années 1960. Il conserve sa ligne directrice et pour répondre aux aspirations du public, il s’efforce de développer un style différent du conformisme et du peu de curiosité de la presse de l’époque.

L’arrivée du général de Gaulle en 1958 donne un nouvel élan au journal avec la création de la rubrique « la Cour », par Roger Fressoz (André Ribaud), représentant le palais de l’Élysée de Charles de Gaulle comme un nouveau Versailles monarchiste.

Le journal imprime un numéro spécial en juin 1968 : Le Canard de Mai, qui reprend l’essentiel du numéro du 22 mai, de celui du 29 mai (qui n’a pu paraître, mais certains collaborateurs du Canard ont produit dessins et articles dans une tribune libre de Combat) et celui du 6 juin.

Le Canard enchaîné crée un supplément, L’Assiette au Canard, du 31 janvier 1968 (no 1) au 29 avril 1970 (no 7), puis sans numérotation précise jusqu’au 28 novembre 1973, avec le Canard enchaîné no 2770. L’Assiette au Canard no 2 du 13 mars 1968 titre : « 50 millions de veaux ! ».

Dans les années 1970, le journal va évoluer vers le journalisme d’investigation en dénonçant les scandales politiques et économiques. L’hebdomadaire a dévoilé nombre de ces scandales, fidèle à sa formule « fou du roi et garde-fou de la République » (Roger Fressoz) : affaire des « micros », diamants de Giscard, feuilles d’impôt de Chaban-Delmas, de Jacques Calvet (PDG de Peugeot), vrai-faux rapport de Xavière Tiberi, scandale des HLM, Carrefour du développement

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Le journal joue également un rôle clé dans l’affaire Papon. Le journaliste Nicolas Brimo dénonçant en 1981 les responsabilités sous l’Occupation du ministre du Budget dans le troisième gouvernement de Raymond Barre. Michel Slitinsky, partie civile à l’origine des premières plaintes contre Maurice Papon, revenant sur le sujet en 1998, soulignera néanmoins l’arrière-plan politique de l’entre deux tours de l’élection présidentielle de 1981 et le caractère de manœuvre politique qui président au déclenchement de l’affaire. Nicolas Brimo avait consulté le candidat socialiste François Mitterrand pour choisir de concert la date du 6 mai 1981. Le titre de l’article était évocateur: « Quand un ministre de Giscard faisait déporter les Juifs ». Selon Eric Conan, la manœuvre politique aurait visée à faire basculer 200 000 voix juives dans le camp socialiste.

Le journal évolue dans les années 1990. Des changements d’importance interviennent à la tête du journal à la suite du décès de Gabriel Macé. En 1992, Roger Fressoz quitte la direction et laisse la main à Michel Gaillard. Jean Clémentin, Roland Bacri, Alain Grandremy s’éloignent progressivement du journal pour laisser places à de nouvelles signatures : Nicolas Beau, Jean-Luc Porquet, Hervé Martin, Hervé Liffran… L’équipe accueille aussi de nouveaux dessinateurs : Brito, Lefred-Thouron, Pétillon.

Les rédacteurs en chef sont Louis-Marie Horeau (depuis 2012) et Érik Emptaz (depuis 1990). Avec 477 000 exemplaires vendus en moyenne chaque semaine, il coûte peu à fabriquer : huit pages grand format, avec dessins, et compte une centaine de salariés, y compris les pigistes.

Les ventes-records sont celles de l’affaire Papon () (1,2 million), celle de la feuille d’impôt de Marcel Dassault (1979, 778 000), des « diamants » de Giscard (1979, 900 000) ou des « micros » (décembre 1973, 1 million).

Ausbildungsunterstützung der Bundeswehr im Irak

Mit der Ausbildungsunterstützung der Bundeswehr im Irak will die deutsche Bundesregierung die kurdischen Peschmerga-Einheiten im Nordirak für den Kampf gegen den Islamischen Staat rüsten. Oberst i.G. Stephan Spöttel war der erste Kommandeur des deutschen Einsatzkontingentes der Ausbildungsunterstützung im Nordirak. Nach seinem Tod Ende September 2015 übernahm der stellvertretende Kommandeur Oberstleutnant Jan Heymann das Kommando über die 102 deutschen Soldatinnen und Soldaten.

Die Idee der Bundesregierung war es, die deutschen Unterstützungsleistungen in einen breiten politischen Ansatz, der von der großen Mehrheit der Staatengemeinschaft getragen wird einzubetten. Ein Kernelement der internationalen Anstrengungen ist dabei der nachhaltige Fähigkeitsaufbau der irakischen Streitkräfte sowie der Sicherheitskräfte der Regierung der Region Kurdistan-Irak. Von der irakischen Zentralregierung und der Regierung der Region Kurdistan-Irak wurde mehrfach unmittelbarer Unterstützungsbedarf für den Kampf gegen „IS“ eingefordert.

Die Peschmerga (kurdisch پێشمەرگە‎ Pêşmerge, frei übersetzt: „Die dem Tod ins Auge Sehenden“) sind die Streitkräfte der Autonomen Region Kurdistan. Die Peschmerga sind verbunden mit bewaffneten Einheiten der politischen Parteien Komalah und PDK-I im Iran, wie den Einheiten mehrerer kurdischer Parteien in Syrien.

Für den Ausbildungseinsatz der Bundeswehr im Nordirak gibt es kein UNO-Mandat. Die Bundesregierung sieht den Einsatz aber dennoch als innerhalb eines “kollektiven Sicherheitssystems” (Handelsblatt) als legitim an. Sie verweist auf eine Aufforderung des UNO-Generalsekretärs Banki Moon, im Kampf gegen den IS zu helfen sowie auf entsprechende bilaterale Anfragen aus dem Irak. An dieser Sichtweise und der damit rechtlich und politischen Begründung der Bundesregierung gab und gibt es Zweifel.

Die Bundeswehr soll die Sicherheitskräfte im Irak und in der Region Kurdistan-Irak mit einer Ausbildungsmission mit bis zu 100 Soldaten unterstützen, lautete der Plan der Bundesregierung Ende 2014. So lautete ann auch der Antrag der CDU/SPD-Bundesregierung im Januar 2015 gegenüber dem Bundestag. Die deutschen Streitkräfte würden „im Rahmen eines Systems kollektiver Sicherheit“ und als Teil „der internationalen Anstrengungen im Kampf gegen die Terrororganisation ISIS“ handeln, von der nach Feststellung des UN-Sicherheitsrates „eine Bedrohung für Weltfrieden und internationale Sicherheit“ ausgehe, schrieb die Bundesregierung in ihrem Antrag (18/3561). Am 29. Januar 2015 beschloss das Parlament in einer namentlichen Abstimmung die Mission mit den Stimmen der SPD und der CDU/CSU. Die einsatzbedingten Zusatzausgaben beziffert die Bundesregierung auf rund 33,2 Millionen Euro. Das Mandat ist bis zum 31. Januar 2016 befristet.

Am 28. Januar 2016 stimmte der Bundestag in namentlicher Abstimmung für die Verlängerung des Einsatzes bis zum 31. Januar 2017. Außerdem wurde das Kontingent auf 150 Soldaten angehoben, um die Ausbildungshilfe auf die Bereiche ABC-Fähigkeiten, Sanität und Logistik zu erweitern.

Bereits vor dem Beschluss des Bundestages für die Ausbildungsmission war das Auswärtige Amt aktiv geworden.

In Abstimmung mit dem Auswärtigen Amt waren bereits Ende August 2014 sechs deutsche Soldaten in den Nordirak geflogen. Sie bildeten das militärische Verbindungselement beim deutschen Generalkonsulat in Erbil. Anfang September 2014 wurde die erste Lieferung sogenannter nichtletaler, militärischer Ausrüstungsgegenstände (z. B. Gefechtshelme und Schutzwesten) in den Irak gebracht. Ende September 2014 folgte die erste Lieferung von Waffen und Munition. Mit insgesamt 20 Flügen wurden bis Anfang November 2014 weitere militärische Geräte (u. a. Feldküchen, Funkgeräte, Minensonden, Nachtsichtgeräte, Zelte) sowie Fahrzeuge und Waffen (u. a. Pistolen, Maschinenpistolen, Sturmgewehre, Maschinengewehre, Panzerfäuste) aus Bundeswehrbeständen über Bagdad nach Erbil transportiert. Insgesamt umfassten diese Transporte rund 1.365 Tonnen Material.

Neben Deutschland unterstützen zum Beispiel die USA, Frankreich, Italien, Australien und Tschechien die Peschmerga mit Waffen. Insgesamt kann laut Der Spiegel davon ausgegangen werden, dass mittlerweile die gesamte Kurden-Armee von rund 100.000 Mann zumindest mit adäquaten Handfeuerwaffen ausgestattet ist.

Anfang September 2014 wurde die erste Lieferung sogenannter nichtletaler, militärischer Ausrüstungsgegenstände in den Irak gebracht. Ende September erfolgte dann die erste Lieferung von Waffen und Munition. Mit insgesamt 20 Flügen wurden bis Anfang November 2014 weitere militärische Geräte sowie Fahrzeuge und Waffen über Bagdad nach Erbil transportiert.

Die Führung der Bundeswehrmission bekommt von den Peschmerga Informationen über deren Aktionen. Im August 2015 berichtete die Bundeswehr, dass Einheiten der Peschmerga mit Giftgasgeschossen angegriffen wurden. Kurdische Peschmerga-Kämpfer klagten nach dem Einschlagen von Granaten 60 km vor Erbil über Reizungen der Atemwege. Beamte des Verteidigungsministeriums der USA vermuten, dass es sich um den Kampfstoff Senfgas handelt. Zuvor war man vom Einsatz von Chlorgas ausgegangen.

Ab November 2015 entsandte die Türkei türkischer Soldaten in die irakische Region um Mossul. Die Türkei habe die Pflicht, die Angehörigen der türkischen Ausbildunsgmission für irakischer Einheiten im Irak zu schützen. Die Türkei hat eine Ausbildungsmission im Irak. Dies führt zu Spannungen mit kurdischen Kräften.

Die Bundeswehr definierte sich für den Einsatz folgende Aufgaben (nach Eigenveröffentlichung):

Die Bundeswehr lieferte laut Spiegel hauptsächlich Waffen, die keine lange Einweisung benötigen. Die gelieferten Waffen haben einen Wert von rund 70 Millionen Euro. Teile der Lieferung, zum Beispiel die MILAN-Raketen oder die Fahrzeuge, waren bei der Bundeswehr bereits ausgemustert, bzw. befanden sich kurz vor Ablauf der Haltbarkeit.

Die Waffen der Bundeswehr werden nach Recherchen der ARD auf irakischen Schwarzmärkten angeboten. Ein HK G36 kostet dort zwischen 4000 und 5000 US-Dollar. Viele Peschmerga-Kämpfer finanzieren mit dem Verkauf ihrer Waffen die Flucht ins Ausland.

Im November 2015 waren 93 Soldaten der Bundeswehr offiziell im Nordirak. Zur direkten Ausbildung werden Einheiten der Fallschirmjägertruppe eingesetzt. Darüber hinaus sind einzelne Soldaten aus den Truppenteilen aus denen die Ausrüstung kommt vor Ort. Feldjäger übernehmen Ordnungsdienste. Sanitäter bauten zusammen mit Kameraden aus Schweden, Finnland, Norwegen, den Niederlanden ein Lazarett im Kurdistan Training Coordination Center zur allgemein- und notfallmedizinische Versorgung auf. Zur Eigensicherung und zur Kontrolle der Partner vor Ort, aber auch um Informationen über Gegner der Peschmerga zu gewinnen sind Kräfte des MAD im Nordirak.

Die Bundeswehr baute auf dem Gelände des internationalen Flughafens von Erbil ein multinationalen Camp für bis zu 400 Soldaten mit auf exercise waist pouch. Partnernationen sind Finnland, die Niederlande, Norwegen und Schweden. Dort befindet sich auch das international besetzte “Kurdistan Training Coordination Center” (KTCC). Leiter des Centers war der Kommandeur der Deutschen Mission Stephan Spöttel.

Deutsche Fallschirmjäger bilden Einheiten im Häuserkampf aus. 10 Peschmerga waren 2015 zur Ausbildung am ATF Dingo in einer bayerischen Pionierschule der Bundeswehr. Für die MILAN-Ausbildung wurde eine Gruppe von Kurden im VN Ausbildungszentrum der Bundeswehr in Hammelburg trainiert, die die Kenntnisse dann an ihre Kameraden weitergeben soll.

Auf die Strategie und Politik der Kommandeure der Peschmerga hat die deutsche Bundesregierung und andere unterstützenden Staaten keinen Einfluss. Innerkurdische Konflikte, sowie Territorialerweiterungen der kurdischen Gebiete mittels Waffengewalt sind anzunehmen.

Omid Nouripour (Grüne, Mitglied des Deutschen Bundestages) macht die Bundesregierung mitverantwortlich dafür, dass die Kurden im Nordirak mit deutschen Waffen die arabische Bevölkerung bedrängen würden. „Die Peschmerga nutzen die Waffen aus Deutschland jetzt dafür, ihre Autonomiegebiete zu vergrößern“, behauptete Nouripour. Es sei darüber hinaus schon zu Beginn des Krieges der Kurden gegen die Terrormiliz „Islamischer Staat“ klar gewesen, dass für das gelieferte Material „höchste Proliferationsgefahr“ bestehe.

Laut Nouripour würden die Waffen auch an die PYD weitergegeben, den syrischen Ableger der verbotenen Arbeiterpartei PKK. „Die Bundesregierung muss jetzt zeigen, dass sie im Gegenzug für die Waffenlieferungen auch politischen Einfluss auf die kurdische Führung nehmen kann“, sagte Nouripour im Februar 2015 football tops sale.