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Melicope haupuensis

Melicope haupuensis is a species of tree in the citrus family, Rutaceae known by the common names Haupa Mountain melicope and Pacific pelea. It is endemic to the Hawaiian Islands, where it is known only from the island of Kauai running belt for phone. It is threatened by habitat loss steel water glass. It is a federally listed endangered species of the United States. Like other Hawaiian Melicope, this species is known as alani meat tenderising marinade.

This is a tree growing to 8 meters in height with inflorescences of 5 to 7 flowers. The species was discovered on Haupu Ridge on Kauai in 1927 and described to science in 1944. By 1994 there were only two plants known to remain, and by 2003 there were thirteen ways to tenderize meat, including specimens located within Nā Pali Coast State Park. A 2008 survey found 30 individuals in three populations.

This tree grows in moist forest habitat. It is threatened by the degradation of this habitat by the activity of animals such as deer and rats, and by the presence of non-native plant species such as lantana (Lantana camara), thimbleberry (Rubus argutus), and kahili ginger (Hedychium gardnerianum).

Oi Polloi

Gli Oi Polloi sono un gruppo Oi!/anarcho punk nato in Scozia attorno al 1981 e tuttora in attività running belt for phone. Come da loro spiegato, il gruppo cerca di unire la musica Oi! di Cockney Rejects, Cock Sparrer meat tenderizer injector, Sham 69, ecc. best uniforms in college football, gruppi che avevano musicalmente ispirato i giovani fondatori degli Oi! Polloi, con l’attitudine e l’impegno sociale dei Crass. Questo connubio ha creato un gruppo dalle sonorità decisamente Oi!, ma con attitudine spiccatamente anarcho punk, cosa ancor oggi molto rara nel panorama Oi! e Skinhead. Infatti l’anarcho punk è solitamente in contrasto con le visioni dell’Oi! e dello street punk. In greco Oi Polloi significa “I molti”.

La prima registrazione in studio degli Oi Polloi fu un demo intitolato Destroy the System customize your own football uniform, che venne diffuso attorno al 1984 o 1985. La loro carriera musicale, che continua tuttora dopo più di trent’anni, li ha visti fare numerosi tour e suonare in giro per tutta l’Europa e l’America.

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Phonologie du sanskrit

La phonologie du sanskrit est particulièrement bien connue, grâce, notamment, à Pāṇini et ses commentateurs, qui ont pratiqué une description phonologique puis phonétique détaillée de la langue et, d’autre part, au respect religieux de la prononciation des textes sacrés, ainsi qu’aux écritures utilisées pour les noter.

La phonologie du sanskrit est particulièrement bien connue, grâce, notamment, à Pāṇini et ses commentateurs, qui ont pratiqué une description phonologique puis phonétique détaillée de la langue (il est notable que la description des phonèmes qu’en propose Pāṇini dans son Aṣṭādhyāyī est purement phonologique ; il ne s’intéresse pas à la phonétique articulatoire, discipline traitée cependant dans d’autres textes, surtout religieux), et, d’autre part, au respect religieux de la prononciation des textes sacrés, ainsi qu’aux écritures utilisées pour les noter : la culture indienne est avant tout orale ; le son y possède donc une valeur importante aux yeux des Indiens, et les textes religieux ne font pas exception ; la formule efficace, premier sens de brahman, qui en vient ensuite à désigner le Principe suprême de l’hindouisme, ne peut l’être que correctement prononcée. Nombre de textes religieux expliquent l’importance d’une prononciation exacte et les conséquences fâcheuses qu’une erreur de diction peut entraîner dans la récitation d’un mantra, d’une formule. De même, prononcer correctement une formule, c’est être certain qu’elle fonctionnera : un être animé de mauvaises intentions (comme un démon) peut donc obtenir des pouvoirs magiques au moyen des formules efficaces. C’est pour cette raison que l’enseignement des quatre Veda, purement oral, se fait de manière systématique par l’apprentissage de phrases entières puis syllabe par syllabe puis par inversions de syllabes selon un ensemble de permutations de plus en plus complexe ; en outre, l’apprentissage des Veda est resté longtemps ésotérique et réservé à la caste des brāhmaṇa (brahmanes) ; ils ne pouvaient être récités que devant d’autres brāhmaṇa ou des kṣatriya, membres de la deuxième caste, celle des guerriers-aristocrates. De sorte, déjà avant l’étude phonologique de Pāṇini, les prêtres étudiaient de près la phonétique de la langue sacrée ; l’étude des textes révélés (ceux que l’on désigne par le vocable de smṛti, « révélation ») se faisait selon six approches ou vedāṅga, « membres des Veda », parmi lesquelles l’approche phonétique, ou śikṣā, a donné naissance à une importante littérature analytique, que l’on désigne sous le nom de Prātiśākhya. (À titre indicatif, les autres approches sont : la métrique, chandas, la grammaire, vyākaraṇa, l’étymologie, nirukta, les cérémonies, kalpa, et l’astronomie, jyotiṣa.)

Il est aussi notable qu’un dieu, Śiva, soit censé être le créateur des phonèmes sanskrits et que s’est aussi développée une mystique du phonème, attribuant à chacun d’entre eux un sens profond ainsi qu’un pouvoir précis ; c’est sur cette mystique que les mantra reposent. De fait, une telle importance donnée aux sons de la langue sacrée a grandement influencé l’écriture : bien que longtemps réticents à noter leurs textes sacrés, les Indiens ont créé plusieurs semi-syllabaires, tous héritiers d’un même modèle, la brāhmī, notant les textes avec une très grande précision.

Les voyelles pures de l’indo-européen (c’est-à-dire *e et *o) sont globalement affectées par un phénomène de neutralisation : alors que la quantité vocalique (voyelles brèves ~ longues) est conservée, les timbres *e et *o sont confondus en /a/ (sans doute réalisé [ä] ou [ɐ]). Les diphtongues à premier élément bref sont monophtonguées (*ei et *oi donnent /ai/ puis /eː/ tandis que *eu et *ou aboutissent à /au/ puis /oː/). Les diphtongues à premier élément long deviennent des diphtongues simples : *ēi et *ōi donnent /ai/, *ēu et *ōu deviennent /au/. Le sanskrit a cependant gardé les liquides vocalisées de l’indo-européen, c’est-à-dire *r et *l voyelles, restés /ṛ/ et /ḷ/. Enfin, l’opposition entre les deux phonèmes indo-européens *r et *l est neutralisée au profit de /r/ seul.

Les voyelles portent le nom de varṇa, akṣara ou svara.

Chaque paire donne la transcription traditionnelle (explicitée dans l’article devanâgarî) et celle en alphabet phonétique international. Les points d’articulation indiqués sont ceux que la grammaire traditionnelle attribue aux voyelles, qui sont mises en relation avec les consonnes. Les termes sont donnés à titre indicatif : ils peuvent varier d’un auteur à l’autre.

Remarques

Le sanskrit a intégralement conservé — c’est la seule langue indo-européenne à l’avoir fait — les consonnes aspirées sonores de l’indo-européen et a enrichi le stock disponible par de nouveaux ordres, comme les rétroflexes, les sourdes aspirées et d’autres fricatives que le s indo-européen. Celles-ci peuvent provenir, entre autres possibilités, des anciennes occlusives palatales indo-européennes, le sanskrit étant une langue satem. D’autre part, c’est probablement au contact de l’adstrat dravidien qu’un ordre complet de rétroflexes est apparu dans le système phonologique.

Globalement, le sanskrit possède un système complet de 25 plosives, à savoir cinq modes d’articulation (une paire d’orales sourdes et une paire d’orales sonores différent par l’aspiration, une nasale) pour chacun des cinq points d’articulation (vélaire, palatal, rétroflexe, dental, bilabial). Il possède un jeu incomplet de trois fricatives dévoisées (palatale, rétroflexe, alvéolaire) auquel s’ajoute une fricative glottal voisée. Il existe également quatre continues autres que fricatives et deux consonnes homorganiques.

Remarques

Alors que les voyelles ne sont pas réellement classées dans une suite précise, les consonnes le sont ; cette disposition, bien différente du système levantin, est phonologique : aux occlusives succèdent les semi-voyelles et assimiliées puis les fricatives. Les occlusives sont classées par ordres, d’abord les phonèmes émis du fond de la gorge jusqu’à ceux qui nécessitent l’action des lèvres, en remontant ainsi le long du gosier. Au sein de chaque ordre, les consonnes suivent une même disposition : occlusive sourde, sourde aspirée, sonore, sonore aspirée, nasale. Ce classement indien d’origine sanskrite s’est imposé aux diverses écritures de l’Asie du Sud et du Sud-Est best hydration belts for runners, touchant même les langues sans filiation avec le sanskrit. Il se retrouve, mutatis mutandis, dans celui des syllabaires kana japonais.

L’ordre alphabétique en transcription traditionnelle est ainsi : a ā i ī u ū ṛ ṝ ḷ ḹ e ai o au ṃ ḥ k kh g gh ṅ c ch j jh ñ ṭ ṭh ḍ ḍh ṇ t th d dh n p ph b bh m y r l v ś ṣ s h.

Tel l’indo-européen commun, le sanskrit des origines utilisait un accent de hauteur et non un accent tonique. Ce fut aussi le cas en latin, en grec ancien, en lituanien et en letton, du moins dans les langues indo-européennes pour lesquelles il est possible de restituer l’accent. L’accent védique permettait d’opposer des paires minimales : ainsi súkṛta, « bien fait » ~ sukṛtá, « bienfait » (l’accent est généralement noté par un aigu sur la voyelle intonée). Tous les mots n’étaient pas nécessairement accentués ; le verbe, par exemple, est souvent atone ; tout dépend en fait de son mode, son temps et sa place dans la phrase.

Cet accent, noté avec précision dans les textes védiques anciens, semble avoir disparu à l’époque de Patañjali ; il est d’ailleurs notable que les langues néo-indiennes actuelles n’ont, à l’exception du panjābī, gardé aucune trace d’un tel accent. Elles n’ont pas non plus développé d’accent tonique, alors que le latin, le grec, et les langues baltes ont transformé, en se vulgarisant, leur accent ainsi. En panjābī, cependant, le développement des tons est secondaire : ceux-ci ne viennent sans doute pas du sanskrit lui-même et sont vraisemblablement plus récents.

L’accent de hauteur devait simplement consister en une élévation de la voix sur l’une des syllabes du mot. Pāṇini décrit en détail un système dont on ne peut assurer qu’il correspond à celui des origines, utilisant trois registres et des modulations ; il ne correspond pas non plus toujours à ceux utilisés de nos jours, lesquels sont très variables et dépendent des textes récités ainsi que des écoles de récitation. Il faut aussi savoir que toutes les récitations des Veda ne sont pas intonées.

Le fonctionnement complet de l’accentuation védique selon Pāṇini est détaillé dans l’article Accentuation védique.

Le sanskrit classique possède 48 phonèmes :

La phonétique du sanskrit est l’étude des sons élémentaires de cette langue. Avant d’aborder la théorie phonologique du système sonore, il convient de pratiquer la prononciation correcte de ces sons, parfois étranges pour un locuteur français. L’extrême importance religieuse et magique portée successivement par le védisme, le brahmanisme et l’hindouisme à la prononciation rituelle des versets sacrés est à souligner.

Et pourtant, en Inde, l’usage des langues contemporaines influence souvent la prononciation classique du sanskrit. Ainsi le mot sam.skr.ta– lui-même, qui s’énonce “sanskrout” en amont du Gange, devient-il “sanskrit” en aval du fleuve sacré (mais la langue classique prononçait la voyelle r. roulée, sans i ni ou ajoutés).

L’akṣarasamāmnāya est le “fruit du rassemblement mental” (samāmnāya) des sons “indécomposables” (impérissables : akṣara-) de la langue sacrée.

Avant d’étudier la phonologie, le locuteur français doit former son oreille (et sa bouche) à la prononciation rigoureuse des voyelles et demi-syllabes consonantiques du sanskrit classique :

La phonologie est la science qui élabore une théorie des phonèmes. Elle nomme phonèmes les sons élémentaires, abstraits d’une langue (ici, du sanskrit), étudiés en fonction de leurs points d’articulation, de leurs modes d’émission, de leurs durées, et cela sans tenir compte de leurs valeurs grammaticales ou sémantiques.

Le premier phonologue (connu) du sanskrit fut le grammairien Pāṇini, qui discrimina dans l’ensemble des 46 sons fondamentaux de sa langue (décrits dans la section Orthophonie ci-dessus) deux groupes de phonèmes : les vocaliques et les consonantiques.

Son alphabet (अक्षरसमाम्नाय akṣarasamāmnāya) est conçu comme un rassemblement mental des akṣara, ces formes littéralement indestructibles (c’est-à-dire indécomposables) des varṇa (nuances sonores). Il écouta parler le sanskrit, il reconnut dans ce qu’il entendait certaines nuances sonores, il analysa ces nuances en formes élémentaires qu’il qualifia d’indécomposables, il étudia les caractéristiques phonétiques de ces varṇākṣara (formes indécomposables des nuances sonores), il opéra ensuite un tri qui nous offre bien plus une synthèse phonétique qu’un simple alphabet.

Cette collection mentale (samāmnāya) présente d’abord 13 phonèmes vocaliques : neuf svaravarṇa (nuances vocaliques) et quatre saṃdhyakṣara (ensembles vocaliques indécomposables) ce que le français traduit par neuf voyelles et quatre diphtongues.

Les neuf voyelles sont : a ā i ī u ū ṛ ṝ ḷ. Les quatre diphtongues sont e ai o au. L’orthophonie ci-avant présentée permet de prononcer correctement ces phonèmes, dont la durée varie du simple pour les brèves (ह्रस्व hrasva) au double pour les longues (दीर्घ dīrgha). Les diphtongues sont phonologiquement considérées comme des nuances longues (दीर्घवर्ण dīrghavarṇa).

La première voyelle présentée, a, est la plus basse (position basse de la langue) et la plus neutre (la langue ne se porte ni vers l’avant ni vers l’arrière de la bouche). La seconde, ā, est moins basse, plus longue, mais aussi neutre que la première.

Suivent i ī u ū. Les phonèmes i et ī ne se distinguent que par leurs durées, leurs timbres sont homophones. Cette remarque vaut aussi pour u et ū. Les voyelles homophones i et ī sont prononcées à l’avant de la bouche, les homophones u et ū sont prononcés à l’arrière de la bouche.

Les vibrantes roulées et et liquides sont considérées ici en tant que nuances vocaliques (svaravarṇa-). Aux voyelles brèves i u ṛ ḷ et leurs homophones longues ī ū ṝ ḹ (cette dernière purement théorique) correspondent quatre consonnes y v r l qui seront classées plus loin dans l’alphabet. Elles se prononcent ya wa ra la et sont utilisées en position intervocalique par la langue sanskrite qui les nomment antaḥsthā-, c’est-à-dire interposées.

Pour clore l’ensemble des phonèmes vocaliques, Pāṇini nous présente quatre संध्यक्षर (saṃdhyakṣara), couples indécomposables de voyelles que le français traduit plutôt mal par diphtongues, car aussi bien e que o s’émettent longues mais monophtonguées (é, ō), les phonèmes ai et au étant seuls prononcés comme de vraies diphtongues (ay, aw). Mais Pāṇini envisage moins la prononciation de ces phonèmes que leur structure intime. Il les considère comme une voyelle i (ou ī) et u (ou ū) renforcées par la présence d’une voyelle initiale a qui fusionne avec elles : a + i ou a + ī devient e, a + u ou a + ū devient o. Ces phonèmes sont longs (दीर्घ dīrgha) car ils additionnent les durées de leurs composantes. Ils sont renforcés (गुण guṇa) par la voyelle neutre a qu’ils intègrent. De même, les phonèmes ai et au sont entendus comme une voyelle i (ou ī’) et u (ou ū) fusionnant avec une initiale longue ā neutre qui les accroît en vṛddhi– (accroissement) : ā + i ou ā + ī donnent ai, ā + u ou ā + ū donnent au, diphtongues véritables.

Le samāmnāya (समाम्नाय ensemble mental) de phonèmes classe ensuite toutes les consonnes (vyañjana– littéralement les démaquillées car détachées de leurs ornements vocaliques). Faut-il néanmoins rappeler ici que ces consonnes sont demi-syllabiques (c’est-à-dire qu’un a neutre s’appuie sur chacune d’elles : t se prononce ta, p se prononce pa, etc.) ?

La phonologie de Pāṇini distingue trois groupes de व्यञ्जन (vyañjana) (sans ornements) : les स्पर्श (sparśa) (contactantes) qui mettent la langue en contact avec différents points d’articulation (ce que le français traduit par occlusives), les अन्तःस्थ (antaḥstha) (interposées) déjà mentionnées ci-dessus (les ya ra la va nommées semi-voyelles ou semi-consonnes en français), enfin les ūṣman– (les chauffantes : les chuintantes et la sifflante qui accompagnent, dans toutes les langues du monde, une boisson trop bouillante…) ūṣman– qui englobent quatre phonèmes (une chuintante arrière ś, une chuintante neutre , une sifflante s, et une laryngale sonore h) dont la section Orthophonie a tenté de décrire la prononciation.

Poussant plus loin sa rigueur phonologique, Pāṇini aligne d’abord les स्पर्शव्यञ्जन (sparśavyañjana) (contactantes “décolorées” de leurs nuances vocaliques) analysées en fonction de leurs points d’articulation (littéralement leurs points de contact, (स्पर्श) (sparśa) et classées en quatre वर्ग (varga) (carrés, ou classes). Chaque carré regroupe, par point de contact, une अघोष (aghoṣa) (non-sonnante) non-aspirée, une aghoṣa (non-sonnante) aspirée, une घोषवन्त् (ghoṣavant) (sonnante) non-aspirée, et une ghoṣavant aspirée. À titre d’exemple, pour le point de contact दन्त्य (dantya) (dental), le varga(carré) énumère un t sourd non-aspiré, un th sourd aspiré, un d sonore non-aspiré, un dh sonore aspiré. Le phonologue antique ajoute une classe à cette quadrille : les नासिक (nāsika) (nasales) ; dans l’exemple ci-dessus la nasale dentale est n. Chaque point d’articulation soutiendra donc cinq qualités de consonnes.

Les points de contact sont nommés de l’arrière vers l’avant de la bouche : les कण्ठ्य (kaṇṭhya) (nées de la gorge, ou gutturales), les तालव्य (tālavya) (nées du palais, ou palatales), les मूर्धन्य (mūrdhanya) (nées de la tête, ou cérébrales, ou cacuminales), les दन्त्य (dantya) (nées des dents, ou dentales), et les ओष्ठ्य (oṣṭhya) (nées des lèvres, ou labiales). La combinaison des cinq points d’articulation et des cinq modes de prononciation donne 25 consonnes classées comme suit :

Les अन्तःस्थञ्जन (antaḥsthavyañjana) (les interposées dévoisées) sont, pour mémoire :

Les ऊष्मन्व्यञ्जन (ūṣmanvyañjana) (les chauffantes dévoisées) sont :

Pāninī considère hors collection (hors samâmnâya) les nasalisations anusvâra et anunâsika, ainsi que le manque d’émission (visarga-) qui remplace certaines consonnes en fin de mot. Ces modificateurs de sonorité sont notés, en écriture devanāgarī-, par des signes diacritiques et non par des caractères indépendants (le visarga– est noté par un double point () remplaçant la consonne qu’il substitue, translittérée  ; l’anusvāra surmonte d’un point (bindu) () la voyelle qu’il nasalise ; ce diacritique est translittéré par un qui suit la voyelle nasalisée  soccer t shirt designs; l’anunāsika surmonte d’un candrabindu () (point-lune) la voyelle suivie de l qu’il nasalise ; ce diacritique est translittéré par .

La lexicographie classera plus tard les voyelles affectées de ces diacritiques avant ces mêmes voyelles suivies de k. (Dans les dictionnaires, on trouvera le mot संख्या (saṃkhyā) loin avant le mot सकाम (sakāma), qui lui-même précède de loin le mot सम्कक्ष (samkakṣa), le m dans ce dernier mot représentant vraiment la consonne nasale m) (traduction de ces mots : संख्या (saṃkhyā) – un nombre ; सकाम (sakāma) – lascif ; सम्कक्ष (samkakṣa) – ayant même catégorie).

Telle était la nomenclature élaborée par un grammairien indien né 24 siècles avant Wikipédia.

En parlant, le locuteur utilise son appareil phonatoire, composé des organes de phonation que décrit la physiologie (poumons qui expirent, gorge qui contient les cordes vocales, le nez aussi et ses fosses nasales, et la bouche qui abrite cet organe essentiel, la langue, un palais dur et son voile mou, des dents, des lèvres). Les sons, considérés comme unités élémentaires de la phonation produite par cet ensemble d’organes, se nomment phonèmes. La phonologie analyse les phonèmes d’une langue, elle décrit les contrastes qui permettent de discriminer ces phonèmes par oppositions réciproques running belt for phone, elle établit le système phonétique de cette langue. La phonologie du sanskrit se donne pour objet la description du système phonétique de la langue sacrée héritée des veda-.

Un premier contraste remarquable entre les phonèmes provient de l’opposition de leurs fonctions vocalique et consonantique. En sanskrit, par exemple, le phonème â ne fonctionne qu’en tant que voyelle, et le phonème k ne se présente qu’en fonction de consonne, mais certains phonèmes (Y R L V) peuvent fonctionner et comme voyelles (sous les formes i/î r./rr. l./ll. u/û) et comme consonnes (sous les formes y r l v). La phonologie appelle communément voyelles les phonèmes rencontrés exclusivement en fonction vocalique dans la langue, elle nomme de même consonnes les phonèmes qui se montrent seulement en fonction consonantique, quant aux phonèmes qui se trouvent dans l’une et l’autre fonction, elle les qualifie de semi-voyelles (ou semi-consonnes) et les nomment sonnantes.

L’alphabet –aks.arasamâmnâya– présente d’abord des voyelles, des semi-voyelles, et des diphtongues dont l’ensemble constitue le système vocalique du sanskrit. La phonologie distingue les phonèmes participants à ce système selon leur timbre et leur durée.

La position de la langue qui s’approche de la gorge ou des alvéoles dentaires, son élévation par rapport au palais, et l’ouverture de la bouche que forment les lèvres, modulent le timbre de chaque voyelle.

En reculant vers la gorge, la langue module des voyelles dites d’arrière (le u prononcé “ou” du sanskrit par exemple). En avançant vers les alvéoles dentaires, elle produit des voyelles d’avant (tel le i du français et du sanskrit). Lorsque la langue ne se porte ni vers l’avant ni vers l’arrière, la phonologie dit que cette troisième position neutralise la voyelle qu’elle permet d’énoncer (le a du sanskrit est donc une voyelle neutre).

En s’élevant vers le palais, une langue haute permet de prononcer des voyelles hautes (u et i du sanskrit par exemple). La langue s’abaisse en s’éloignant du palais, en sa position la plus basse elle permet d’énoncer la voyelle la plus basse qui est aussi la plus neutre (le a du sanskrit). Les diphtongues de Pân.ini– seront moins neutres et plus hautes que ce a fondamental.

En s’éloignant ou s’approchant mutuellement, les lèvres ouvriront ou fermeront la bouche. Une voyelle est dite ouverte lorsqu’elle se prononce la bouche ouverte (a du sanskrit), et fermée lorsqu’elle s’énonce au travers d’une bouche qui tend à se fermer (ainsi le i et le u du sanskrit).

C’est la posture des organes de phonation qui est d’arrière ou d’avant ou neutre, haute ou basse, ouverte ou fermée, et les voyelles ne sont ainsi qualifiées que par ellipse (la phonologie dit “voyelle fermée” pour “voyelle prononcée par une bouche presque fermée”, et “voyelle d’arrière” pour “voyelle prononcée avec la langue massée vers l’arrière”).

Les angles d’un triangle théorique nommé “triangle des voyelles” correspondent aux positions extrêmes de la langue dans la cavité buccale : position neutre et basse du a, position d’avant haute du i, position d’arrière haute du u.

La longueur d’une voyelle est fonction de la durée de son émission, produite par l’expiration d’air des poumons. L’émission d’une voyelle longue dure deux fois plus longtemps que celle d’une voyelle brève. Ce phénomène sera un critère déterminant pour l’accentuation des mots sur une syllabe longue (syllabe qui contient une voyelle longue).

L’alphabet aks.arasamâmnâya– présente méthodiquement par paires les phonèmes homophones du sanskrit en fonction vocalique, chaque son bref étant suivi de sa variante longue (sont homophones les phonèmes de même timbre mais de durée différente, ainsi a et â, i et î, u et û, r. et rr., l. et ll.). À noter cependant que a et â ne sont pas vraiment homophones, a se prononçant légèrement plus bas que â, comme signalé dans la section d’orthophonie.

Une diphtongue résulte, au cours d’une même émission vocalique, de la traversée (du grec dia) voisée (du grec phthonguè) de l’air entre deux positions successives des organes de phonation. Au contraire de la diérèse, qui émet successivement deux voyelles différenciées (en français “aïoli” par exemple), la diphtongue n’émet qu’un son, modulé sur deux positions vocaliques différentes. L’effet de la diphtongue donne une voyelle synthétique, fusionnée (le français dit “quoi” et non quo-ï”).

Le français ne considère pas les diphtongues comme des sons élémentaires, mais bien comme des combinaisons de voyelles ; en conséquence, il énonce dans son alphabet (latin) des voyelles pures, analysées, et non les diphtongues qui, pour lui, résultent d’une synthèse. Le sanskrit au contraire cite les diphtongues e ai o au dans son aks.arasamâmnâya– au titre de phonèmes indécomposables (aks.ara-), (bien qu’il n’économise pas une description structurelle de ces phonèmes qui lui sera fort utile pour expliquer les alternances vocaliques dont il sera question plus loin, en morphologie).

Le proto-védique prononçait des diérèses qui commençaient en position basse et neutre de la langue (a/â), et tendaient vers une position de la langue haute et différenciée (d’arrière u/û, ou d’avant i/î), ce qui produisait les diérèses et . L’évolution historique de la langue conduisit ensuite à prononcer ces diérèses avec une telle rapidité qu’elles fusionnèrent en diphtongues ai et au (comme dans “reis” et “flauw” en flamand, mais pas “monophtonguées” comme dans les mots “lait” et “autre” du français). Ces diphtongues passèrent enfin aux “monophtongues” e et o longues (qui par cette longueur gardèrent la trace de leur origine “double”). La phonologie moderne considère ai et au comme de vraies diphtongues, e et o comme de fausses diphtongues. Mais le sanskrit ne connait pas les voyelles e et o brèves et pures de l’indo-européen, que l’on retrouve en français.

L’explication phonologique de la nasalisation des voyelles, notées par l’anusvâra– et l’anunâsika-, est fort bien développée dans un autre article déjà cité auparavant, dont le lien est donné ci-après.

L’alphabet aks.arasamâmnâya– énonçait ensuite les 33 consonnes et demi-consonnes selon l’ordre phonologique rigoureux transmis dès Pāninī jusqu’à nos jours. La phonologie contemporaine reprend en gros cet ordre : aux 25 occlusives déterminées par leurs cinq modes et leurs cinq points d’articulation succèdent les quatre fricatives (s’ s. s h), puis les quatre sonnantes (y r l v), ces huit phonèmes étant aussi classés selon leur point d’articulation, ce que l’alphabet de Pân.ini– ne montrait pas.

La phonologie d’aujourd’hui corrige légèrement la terminologie de Pân.ini-, en ce qui concerne les points d’articulation. Elle indique que les phonèmes dits gutturaux (kan.thya-) par Pân.ini– sont en fait des vélaires (k kh g gh n’ ). Et elle nomme justement rétroflexes les cérébrales, mûrdhanya– du grand grammairien indien, considérant plus importante la mention de la flexion de la langue plutôt que l’appui de t. th. d. dh. n. sur le point d’articulation cacuminal. Elle renomme enfin bilabiales les labiales (os.th.ya-) de Pāninī.

Pour le reste, l’article Sanskrit (phonologie) déjà mentionné fournit un tableau complet des occlusives (dites aussi plosives), des fricatives, des sonnantes (dites “continues autres”), et y joint les homorganiques (anusvâra– et visarga-) tous phonèmes qu’il serait redondant de décrire à nouveau ici.

En 458 av. J.-C. un cosmologue jaïn écrivit en sanskrit son lokavibhâga-, traité de cosmologie qui mentionne pour la première fois la notion de zéro. Révolution mentale que d’inventer un concept, et un signe, notant l’absence de quelque chose. Sans utiliser à proprement parler le zéro, sa langue (sanskrite) connait pourtant quelques manières d’arrêter l’élocution, de marquer une pause, de faire silence.

Les textes classiques édités par Nadine Stchoupak dans sa Chrestomathie sanskrite montrent la manière d’utiliser ces signes, et les chiffres indiens (dont le zéro !), dans l’écriture de la poésie. (Ce livre, déjà cité, figure dans la bibliographie qui termine cet article).

La syllabe finale d’un mot sanskrit suivi d’une pause ou d’un silence est, disent les grammairiens, en finale absolue. Les modifications phonétiques que subit un mot en “finale absolue” le prépare aux transformations phonétiques supplémentaires qu’il subira en sandhi. Par cette notion de sandhi, développée dans la section suivante, la phonologie quitte le domaine de la description des phonèmes élémentaires isolés, extraits de leur contexte phraséologique, pour aborder les altérations phonétiques générées par leur contact mutuel au cours de leur élocution en mots et en phrases.

Une phrase sanskrite est composée (sam.hitâ-) d’une suite (chanda-) de mots, soit invariables tels les adverbes, soit fléchis tels les noms déclinés ou les verbes conjugués. La syllabe finale de chacun de ces mots peut être phonétiquement modifiée au contact (sam.dhi-) de l’initiale du mot qui la suit. Ce sandhi (sam.dhi-) ou contact entre la syllabe terminale d’un mot et la syllabe initiale du mot suivant est qualifiée de sandhi externe.

Par analogie, le sandhi (contact) entre deux syllabes constitutives d’un seul mot (qui peut entraîner, lui aussi, diverses altérations phonétiques) est dit sandhi interne.

Enfin, la syllabe finale d’un mot suivi d’une pause est, comme déjà signalé, en position de finale absolue.

Une description phonétique complète du phénomène nommé sandhi abordera donc successivement :

Cette description passera en revue tous les phonèmes possibles en suivant l’ordre de l’alphabet aks.arasamâmnâya– de Panini.

Si, devant une pause ou un silence, un mot se termine par :

1° une voyelle (a â i î u û r. rr. l.) ou une diphtongue (e ai o au) : la prononciation maintient sans altérations cette voyelle ou cette diphtongue ;

2° plusieurs consonnes : la première consonne est seule prononcée, les suivantes syncopées ;

3° une occlusive sourde non palatale (k t. t p) : elle se maintient inaltérée ;

4° une occlusive aspirée (kh gh th. dh. th dh ph bh) : l’aspiration se reporte sur la consonne sonore initiale de la dernière syllabe prononcée ; à défaut d’une telle sonore (g d ou b), l’aspiration se perd ;

5° une occlusive sonore non aspirée (g d. d b) : la prononciation assourdit ce phonème sonore (qui devient respectivement k t. t ou p) ;

6° une occlusive palatale (c ch j jh) : le point d’articulation se transporte sur la vélaire sourde k dite gutturale par Pāṇinī (et plus rarement sur la rétroflexe cérébrale sourde t.), avec report ou perte d’aspiration comme expliqué ci-dessus ;

7° une occlusive nasale (n’ ñ n. n m) : cette nasale se maintient inaltérée, sauf la nasale palatale ñ qui transporte son point d’articulation sur celui de la nasale rétroflexe cérébrale n’  ;

8° une ûs.man-, soit une fricative chuintante s’ ou s., soit la laryngale sonore h (mais pas la sifflante s) : point et mode d’articulation se transportent sur la rétroflexe cérébrale sourde t. (et plus rarement sur la vélaire sourde k) ;

9° la roulante r ou la sifflante s : s’amuïssent en visargah. ;

Les altérations phonétiques décrites ci-dessus conduisent aux phonèmes suivants, les seuls effectivement entendus en finale absolue :

Sandhi vocalique :

Lorsque la voyelle finale d’un mot rencontre la voyelle initiale du mot suivant, ces deux voyelles peuvent être homophones (a et â) ou hétérophones (a et i). Panini qualifie de savarn.a– (de nuance semblable) les voyelles homophones.

Sandhi de voyelles simples homophones (savarn.a-) :

Le sandhi fusionne deux voyelles simples homophones en un son long de même timbre, ainsi :

Sandhi de voyelles hétérophones : Le sandhi de deux voyelles simples hétérophones dont la première n’est pas neutre (a ou â) altère cette voyelle finale du premier mot en la semi-consonne correspondante, ainsi :

de même :

Le sandhi de deux voyelles simples hétérophones dont la première est la neutre (a ou â) altère ces deux voyelles en une diphtongue (de degré plein, gun.a-), ainsi :

Le sandhi interne… (à compléter)…

L’accent tonique

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